Les Menhirs, un musée à ciel ouvert
Le site des Menhirs de l’Europe se situe à l’une des extrémités nord du plateau lorrain, sur une ligne de crête avant la plongée vers la vallée de la Sarre. A cheval sur la frontière entre la France et l’Allemagne, à une encablure du Luxembourg, au cœur de cette région que l’on appelle « Le pays des trois frontières ». Il se partage sur les territoires des villages français de Launstroff et allemand de Wellingen. Le terme Menhir est ici à prendre dans le sens littéral en langue bretonne de Maen-pierre et hir-longue, plus communément traduit par pierres dressées.
Un endroit particulier, une plongée en pleine nature, qui, surtout avec la lumière indéfinissable du crépuscule ou de l’aube, laisse l’impression d’être coupé du monde, d’être en dehors du temps.
Un lieu chargé d’histoire également car une partie du chemin occupé par les sculptures épouse le tracé d’une ancienne voie romaine qui reliait en son temps les vallées de la Sarre et de la Moselle. Route qui fut également appelée la « Salzstrasse » par les autochtones, la route du sel, car y circulaient à une époque, des chargements de sel qui échappaient ainsi à une taxation prohibitive de cette denrée dans le duché de Lorraine. Une partie du parcours est également jalonné par des bornes frontières avec le D de Deutschland coté allemand, et le F de France du coté français ainsi que la date de 1830 et un numéro d’ordre des bornes. Elles sont les témoins des délimitations de territoire qui ont redessiné l’Europe à la fin des guerres napoléoniennes.
Musée contemporain à ciel ouvert, il est résolument axé sur la notion de frontières. 37 sculptures jalonnent un parcours d’environ 8 kilomètres. De facture abstraites pour la plupart, parfois minimalistes, elles sont réalisées dans différents calcaires et grès issue des trois pays limitrophes mais aussi de granits et marbres venus de plus loin. L’ensemble le plus monumental ne fait pas loin de 40 tonnes. …
- Rob Kirkels, Pays-Bas, 2014, différents granits
Trois blocs symbolisent les trois pays et marquent de leur empreinte un quatrième par un report exact en négatif des formes et suggèrent l’interaction entre les trois pays, leurs cultures et leurs habitants.


2. Alain Mila, France, 1996, pierre bleue du Hainaut (Belgique)
Sculpture intitulée -Le rêve bleu- exécutée en centre-ville à Thionville et acheminée sur le site par la suite. Différents motifs basés sur les nombres d’or y figurent. Entailles dans la pierre et partie lissées se juxtaposent, blessures et courbes naissantes, les éléments de la vie.
3. Toun, France, 1991 pierre de Jaumont
Sculpture en pierre de Jaumont, pierre française, et incrustation de grès Sarrois allemand pour symboliser la double culture de la région. Une colombe de la paix est gravée sur trois pierres symbolisant les 3 pays et chacun n’a qu’un morceau de la colombe. Il faut les réunir pour concrétiser la paix. Le côté face représente le passé, l’arrière inachevé l’avenir, le passage étroit représente le présent. C’est au présent qu’il faut travailler pour la paix, quelle qu’elle soit. Le grès suggère un œil pour amener à la réflexion de chacun sur la symbolique de cette sculpture intitulée -Regard sur la paix-.


4. Hiroshi Mikami, Japon, 1991, grès du Palatinat
C’est la réalisation la plus lourde, dont les pierres qui la composent ne pèsent pas moins de 40 tonnes. Constituée d’un ensemble de trois blocs, elle symbolise une porte. D’un côté, un triangle dont le sommet est pointé vers le haut, de l’autre la pointe du triangle touche le sol. Le yin et le yang, philosophie du pays du soleil levant, l’opposition éternelle, indissociable et complémentaire. Il y a aussi une allusion, par ces triangles inversés, à la forme des champignons d’explosions atomiques dont le Japon a souffert et souffre encore.
5. Gérard van Roy, Pays-Bas, 1991, pierre bleue du Hainaut
Sculpture réalisée entièrement en taille directe, au marteau et au burin. Cette œuvre, est la résultante d’un passage d’une forme géométrique parfaite, le cercle, à une autre forme, le rectangle. Avec la troisième dimension, l’œuvre dégage une grande force par ces lignes ovoïdes qui s’élancent en douceur vers ces arêtes très strictes. Une grande pureté s’intégrant à la nature par son coté arrondi et rappelant l’intervention de l’homme par ces lignes droites.


6. Thomas Link, Allemagne, 1990, granit
Œuvre faisant le lien entre le ciel et la terre. Grâce à une astucieuse combinaison de trous au sommet de la pierre, celle-ci émet une sonorité étonnante par vent fort. Par sa mélodie, elle interpelle et invite le passant à la réflexion. En tapant sur l’orifice qui se trouve à la hauteur des yeux, la sculpture résonne étrangement.
7. Milos Chlupac, République Tchècoslovaquie, 1988, grès du Palatinat
Les deux blocs de grès suggèrent les formes complémentaires d’un couple se faisant face. Lors de la réalisation, la transformation, jour après jour, des deux blocs a beaucoup marqué les gens du cru qui s’interrogeaient. Le sculpteur les renvoyait à leur questionnement par une autre question : « …mais vous, qu’y voyez-vous ? »


8. Jeannot Bewing, Luxembourg, 1986, grès
Située à une croisée de chemin cette sculpture se veut une nouvelle borne frontière. Les deux blocs intimement liés font allusion aux deux peuples concernés mais aussi à leur souffrance commune. La petite ouverture située à l’est est là pour laisser passer les rayons de l’astre du jour et l’espoir qu’ils suscite. Mais une pièce de métal torturé en obstrue le passage. « Je viendrais l’enlever le jour où l’humanité entière vivra sans frontières… » dixit l’artiste.
9. Gerhard Höweler, Pays-Bas, 1992, granit
Bloc de granit trouvé par hasard par le sculpteur en forêt normande. Exemple typique de son travail et de sa recherche. Une forme que seule la main de l’homme peut produire entaille et perturbe le travail naturel façonné par la nature.


10. Sylvain Divo – Louis Théobald, France, 2009, pierre de Jaumont, bronze et métal
Cette réalisation comporte un plan du site et des bas-reliefs de bronze y sont fixés à l’image des œuvres présentes. Des lignes de métal marquent les chemins principaux. En s’approchant une ouverture minuscule donne a voir le paysage du coté opposé où il se transforme en une béance spiralée. Le nom des artistes ayant œuvré sur place y sont gravés.
11. Levan Mkheize, Géorgie, 1987, grès
Le sculpteur s’est inspiré d’une légende de son pays qui raconte la confrontation entre un tigre et un chasseur à l’issue de laquelle tous les deux trouvent la mort. Leurs mères respectives devant les dépouilles mortelles se lamentent. La mère du chasseur demande à celle du tigre : « … où est la frontière entre nos douleurs respectives, entre le deuil de chacune ? Les frontières sont en nous, seul le destin pourra nous aider à les surmonter. »


12. Thomas Wojciechowicz, Allemagne, 1986, grès
Deux plateaux de pierre surplombent une borne frontière mise en place lors du redécoupage de l’Europe après les guerres napoléoniennes. Datée de 1830 un F y est gravé côté français et un D coté allemand. Une autre sculpture de Bertrand Ney, numéroté 29, inclue pareillement une même borne. Elles rappellent une autre période mouvementée de l’Europe et questionnent : ce toit est-il là pour protéger cette borne et donc cette ligne frontière, ou au contraire pour la soustraire au regard.
13. Marc Linder, France, 1986, grès
La silhouette a l’esthétique particulière de cette sculpture a longtemps été utilisée comme logo du coté allemand. Inspirée directement de la culture celtique, le soleil épouse parfaitement l’espace de l’arc supérieur, entre les supports métalliques, lors des équinoxes en début de printemps et d’automne.


14. Hawoli, Allemagne, 1986, grès
Sont représentés ici les cinq continents à travers cinq blocs de pierre répartis de part et d’autre d’un croisement de chemin. L’un érigé en colonne, les quatre autres posés à même le sol. Dans qu’elle partie estime t-on situer son propre continent d’origine. Est-il au sol ou est-il la colonne ?

15. Paul Schneider* (1927-2021), Allemagne, 1987, granit
Une pyramide à trois cotés pour symboliser le pays des trois frontières et trois ouvertures sur chacune des faces. Sur le piédestal, trois personnes (une de chaque pays ?), peuvent passer la main pour se saluer.
Concepteur du site, Paul Schneider (1927-2021) a d’abord eu une formation de maçon avant de faire des études artistiques aux Beaux-Arts de Kassel et Frankfurt am Main et devenir artiste indépendant. Sa réalisation figure sur le logo de l’association « Les Menhirs de l’Europe »


16. Herbert Lankl, Allemagne, 2008, pierre de Pétange (Luxembourg)
Solide, bloc massif ancré au sol, il se dégage pourtant de cette réalisation une impression de légèreté inattendue. Comme l’espoir d’un envol vers un autre avenir, vers une autre réalité.
17. Herbert Wurm, Allemagne, 2008, grès
Avec neuf mètres passés cette œuvre est certainement la plus haute du site. Boursouflures, bulles, cloques, un ensemble organique comme les bouillonnements de la vie. De l’infiniment petit aux plus gigantesques comme l’ébullition volcanique. Tout vient de la terre et retourne à la terre.


18. Knut Wold, Norvège, 1992, pierre de Pétange (Luxembourg)
Comme s’ils voulaient passer inaperçus ces deux blocs se font discrets dans le paysage. Ils épousent le terrain, n’attirent pas le regard. Les sobres vides taillés dans la pierre gardent leur secret. Même la végétation et les mousses s’accrochant aux parois semblent s’être donné le mot. Et pourtant, le dialogue entre ces deux blocs existe.
19. Karl Prantl* (1923-2010), Autriche, 1987, grès
Karl Prantl, précurseur en la matière, a crée à partir de 1959 un symposium international de sculptures à Sankt Margarethen im Burgenwald en Autriche.
Exemple typique de la volonté de l’artiste d’intégrer son œuvre à la nature environnante. La face supérieure du bloc épouse parfaitement la ligne d’horizon surtout en automne quand les cultures sont fauchées et moissonnées. Les cotés épousent la verticalité des arbres qui l’encadre. Le bloc est en grande partie laissé à l’état brut avec les traces de percement et de cassure lors de l’extraction en carrière se faisant le pendant des terres alentours au relief tantôt travaillé par l’homme, tantôt au repos. Et les excroissances sculptées racontent entre autre, les pommes qui en automne tombent au pied de la pierre ou restent rassemblées par petites grappes sur son plateau.



20. Ahmad Canaan, Palestine, 2005, grès
Cette sculpture est une allusion directe au mur de séparation entre Palestine et Israël et le traumatisme qu’il génère.
21. Moshe Shek, Israël, 2005, grès
Comme un corps mutilé et impuissant face à ce mur. Les deux artistes, Ahmad Canaan et Moshe Shek ont travaillés côte à côte et ensemble pour la réalisation des deux sculptures. Tout un symbole.


22. Philip Rickey, USA, 1989, granit blanc, granit gris et grès
Trois pierres différentes pour trois pays différents. Masses solidement ancrées au sol, épousant les terres sur lesquelles elles reposent. Deux d’entre elles supportent une troisième tel un pont. De l’est vers l’ouest, de l’ouest vers l’est, comme le chemin frontière qu’elles épousent et qui va, dans les deux directions, vers son voisin. Une frontière a toujours deux cotés, mais comment les voyons nous, l’un vers l’autre, ou l’un face à l’autre ?
23. Volker Baumgart, Allemagne de l’Est, 1989, grès quartzite
L’artiste n’a pas pu participer au symposium initial devant l’accueillir faute de visa refusé par son pays. Il a dû attendre deux ans avant de l’obtenir.
Intitulée -Regenbogen-, arc-en-ciel, arc-de-pluie en allemand. Un bassin creusé en son sommet recueille la pluie qui s’écoule par une rigole en cas de trop plein. Les traces de percement en carrière lors de l’extraction du bloc sur le coté rappellent également le dégradé des couleurs de l’arc-en-ciel.


24. Claudia Amman, Suisse, 1986, grès
Première femme à œuvrer sur le site. Il n’y a que la face supérieure qui est travaillée. Elle a choisi d’évoquer les formes rondes de la féminité épousant les courbes du paysage et flirtant avec le ciel. La lune est sensée se trouver exactement à certaines heures et certaines dates, dans le creux de la sculpture. Une allusion directe de son influence sur le cycle féminin.
25. Wolfgang Kubach – Anna-Maria Wilmsen, Allemagne, 1988, pierre bleue du Hainaut (Belgique)
Seule sculpture du site à cheval sur la frontière avec une partie en France l’autre en Allemagne. Deux sièges symboliques de part et d’autre de la ligne séparative concrétisée au sol par les morceaux de matière découpés pour former les sièges. Les chefs d’état et politiques de tous bords sont invités à venir s’asseoir et dialoguer par-dessus la frontière pour régler les conflits.


26. François Nadaud-Guilloton, France, 1991, pierre de Jaumont
Une créature sortant de terre, dont on ne sait si elle est masculine ou féminine. Une créature sans tête ni membres et donc à l’histoire non définie. Une créature non achevée, encore en formation. C’est « l’homo europeus » suggère l’artiste. Il évolue doucement.
27. Eileen Mac Donagh, Irlande, 1992, pierre de Pétange (Luxembourg)
Cette sculpture aux formes opulentes et féminines rappelle la fertilité de la nature mais aussi des êtres vivants. Gaia, la déesse mère par qui tout a commencé, par qui la vie est possible. Ostara, Tellus, Cybèle, Rhéa, Pachamama, quel que soit le nom qu’on lui donne, elle a toujours été omniprésente dans l’histoire des hommes. De plus elle est souvent censée prédire l’avenir.


28. Miriam Karoly, Israël, 1990, grès
Intitulée – La première – cette sculpture est pour l’artiste la première pierre dans le processus de paix alors que la première intifada, guerre des pierres, 1987-1993, fait rage dans son pays. L’ouverture creusée dans la pierre incite à regarder au travers et symbolise ce regard que l’on peut porter sur son voisin. Mais regarder ne suffit pas, encore faut-il avoir la volonté de comprendre la, ou les différences de l’autre, supposées ou réelles.
29. Bertrand Ney, Luxembourg, 1988, grès
Cette œuvre composée de deux pièces, l’une verticale, l’autre horizontale, inclue l’une des bornes frontières omniprésentes sur le site. La date de 1830 y est gravée avec un F du côté français et un D du coté allemand. Ces bornes ont été mises en place lors du redécoupage de l’Europe après les guerres napoléoniennes. La colonne tournée vers l’ouest recueille l’eau de pluie qui suit son chemin sur la pierre au sol pour rejoindre la borne frontière. L’eau deviendra t-elle française ou allemande ? L’eau n’a pas de frontière.


30. Xu Bo Cho et Huang Yao, Chine, 1990, marbre de Carrare
Non initié, le promeneur passera à coté de cette sculpture qui repose à l’abri d’un bouquet de buissons dans une petite dépression, comme il s’en trouve dans le paysage environnant. Effondrement naturel comme il s’en produit encore parfois, ils sont dû à l’érosion du calcaire par les eaux d’infiltration. Souvent, au cours des années, si ce n’est des siècles, paysans et travailleurs de la terre aux alentours les ont comblés en y jetant les cailloux indésirables des champs. Forme qui fait penser à un sarcophage. Le calme et le recueillement viennent naturellement.
31. Peter Paskiewicz, Autriche, 1990, granit
Lisse d’un coté, brut de l’autre pour indiquer la dualité des choses. Un amoncellement de petits cailloux des champs supporte la masse de plusieurs tonnes du granit. Plein de petites choses misent bout à bout peuvent faire de grandes choses. Aux hommes de s’en inspirer.


32. Willi Bauer, Allemagne, 1989
La symbolique des trois pierres pour trois pays frontalier est à nouveau ici mise en avant. Mais l’un des blocs semble obstruer le passage entre les deux autres. Faut-il le dresser de la même façon comme les deux autres et obstruer le passage, ou faut-il le poser dessus comme le linteau d’une porte qui mènerait de l’autre coté, ou ailleurs ?
33. Zoé de l’Isle Whittier, France, 1992, pierre de Jaumont
Cette pièce a entièrement été exécutée en carrière et installée sur le site par la suite. Une barque qui navigue sur les doux renflements des collines alentours. En gravissant les quelques marches le regard embrasse encore avec plus d’acuité le paysage jusqu’à l’horizon, alors que plus près, les deux pointes de cette forme enserrent le village voisin.


34. Léo Kornbrust* (1929-2021), Allemagne, 2007, granit
Érigée en l’honneur du sculpteur et peintre allemand Otto Freundlich, né en 1878 et mort au camp de concentration de Lublin Majdanek (Sobibor) en Pologne en 1943. Otto Freundlich, comme Kandinsky, est considéré comme l’un des fondateurs de l’abstraction et du constructivisme et les sculpteurs Léo Kornbrust, Karl Prantl et Paul Schneider qui ont œuvré sur ce site, le considère comme leur père spirituel. Pacifiste, Freundlich avait imaginé une voie européenne de la paix jalonnée de sculptures, reliant Moscou à la côte normande. Projet dont il avait déjà esquissé les plans mais qu’il n’a jamais pu réaliser. Léo Kornbrust reprit l’idée de Freundlich en créant, en 1971, une route des sculptures à St Wendel qui sera intégrée dans la voie de la paix de Freundlich.
Impressionnant monolithe, ce bloc se dresse telle une sentinelle au bord du chemin. La première impression passée, il faut s’approcher pour distinguer les nombreuses écritures gravées sur toutes les faces de la pierre dans les quatre langues des pays concernées par le projet de Freundlich ; russe, polonais, allemand et français. Y figure l’une de ces citations datant de 1916 : « Le travail de l’artiste est la somme des actes constructifs de la culture artistique et est, et a toujours été, la même préparation de l’avenir. »
35. Vassil Iaritch, Ukraine, 1993, pierre de Jaumont
Trois excroissances avec trois pierres pour symboliser le pays des trois frontières et une plus petite pour la ville de Sierck et son canton sur lequel se situe le site des Menhirs de l’Europe. De nombreux plis dans la pierre relient les uns et les autres comme géologiquement dans les entrailles de la terre mais aussi en surface avec les rivières, les forêts et les champs. De même entre les hommes.


36. Maria Claudia Farina, Italie, 2010, grès
Située assez loin du site, dans la proche vallée allemande au Nord, tout au bout du village de Wellingen coté sortie d’autoroute, cette sculpture est positionnée pour signaler le symposium coté allemand. Cet ensemble de blocs, est parfois taillés en escalier ou en cadre de fenêtre et sa disposition circulaire rappelle certains sites mégalithiques. Il y a un dedans et un dehors. Lequel de ces espaces est le plus important ? Le spectateur peut se sentir de l’un ou de l’autre, allant de l’un à l’autre, venant de l’un à l’autre.
37. Sylvain Divo, 2023, pierre de Jaumont
Soleil : La sculpture est composée de 46 pierres, toutes issues de constructions, monuments ou autres créations du sculpteur, qui renaissent à une nouvelle vie dans ce soleil, symbolisant à la fois l’aurore, la lumière matinale, la naissance, le crépuscule et le déclin du jour. Le soleil évoque un passage entre le début et la fin…
La participation des élèves de l’école de Manderen a permis l’incrustation de 68 médaillons en céramique représentant leur conception du rayonnement de l’astre. Asseyez-vous sur le banc et contemplez le temps, la vue… .



