Les artistes

Les sculpteurs des Menhirs de l'Europe – Steine an der Grenze de 1986 à 2023

36 sculptures, 16 sur le territoire allemand, 19 sur le territoire français et une sur les deux

Nationalités des sculpteurs: 18 nationalités – 38 artistes

Allemagne 10

– Thomas LINK 1990

– Thomas WOJCIECHOWICZ 1986

– HAWOLI 1986

– Paul SCHNEIDER 1987

– Herbert LANKL 2008

– Herbert WURM 2008

– Anna Maria WILMSEN-KUBACH et Wolfgang KUBACH 1988

– Willi BAUER 1989

– Léo KORNBRUST 2007

Allemagne de l’est 1

– Volker BAUMGART 1989

Autriche 2 

– Karl PRANTL 1987

– Peter PASZKIEWICZ 1990

Chine 2

– Xu Bo CHO et Huang YAO 1990

France 6

– Alain MILA 1996

– TOUN 1991

– Sylvain DIVO 2009

– Marc LINDER 1986

– François NADAUD – GUILLOTON 1991

– Zoé de L’Isle WHITTIER 1992

Géorgie 1

– Levan MKHEIZE 1987

Irlande 1

– Eileen Mac DONAGH 1992

Israël 2

– Moshe SHEK 2005

– Miriam KAROLY 1990

Italie 1

– Maria Claudia FARINA 2010

Japon 1

– Hiroshi MIKAMI 1991

Luxembourg 2

– Jeannot BEWING 1986

– Bertrand NEY 1988

Norvège 1

– Knut WOLD 1992

Palestine 1

– Ahmad CANAAN 2005

Pays-bas 3

– Rob KIRKELS 2014

– Gérard van ROOY 1991

– Gerhard HöWELER 1992

Suisse 1

 Claudia AMMANN 1986

Tchécoslovaquie 1

– Milos CHLUPAC 1988

Ukraine 1

– Vassil IARITCH 1993

USA 1

– Philip RICKEY 1987

 

Symposium:

      1986    5    sculptures

      1987    5    sculptures

      1988    2     sculptures

      1989    2     sculptures

      1990    4     sculptures

      1991    4     sculptures

      1992    4     sculptures

En dehors symposium:

      1993    1     symposium

      1996    1     symposium

      2007    1     symposium

      2005    2    symposium

      2008    2    symposium

      2009    1     symposium

      2010    1     symposium

      2014    1     symposium

Les personnages incontournables

Gustav Regler 1898 – 1963 écrivain et journaliste allemand chemin Gustav Regler

Écrivain et journaliste engagé, né en 1898 à Merzig, décédé au cours d’un voyage d’études à New Dehli en Inde en 1963 mais inhumé à Merzig. Il est considéré comme héros national. Communiste, il lutta contre le fascisme dès 1930 et s’exila lors de l’arrivée de Hitler au pouvoir en 1933. D’abord en France, puis il alla participer à la guerre contre le franquisme en Espagne où il fut grièvement blessé. Il se rendit aux États-Unis pour susciter un mouvement de sympathie en faveur des républicains espagnole. De retour en France il est arrêté par les autorités française et finalement libéré grâce à l’intervention d’Eleanor Roosevelt et Ernest Hemingway. Il finit par rompre avec le communisme et refusa le stalinisme. Ses livres anti nazi seront interdit dans le III° Reich et il figura sur la liste des ennemis public de l’Allemagne nazi avec le numéro dix-neuf. Il émigre ensuite au Mexique où il continu de produire œuvres littéraires et poétiques. Il retourne en Allemagne en 1949.

Otto Freundlich (freundlich, amical en français) 1878 – 1943, peintre et sculpteur Allemand

Otto Freundlich, est né le 10 juillet 1878 à Stolp en Allemagne, et mort au camp de concentration de Lublin Majdanek (Sobibor) en Pologne le 9 mars 1943.

Comme Kandinsky, Otto Freundlich est considéré comme l’un des fondateurs de l’abstraction et du constructivisme et les sculpteurs Léo Kornbrust, Karl Prantl et Paul Schneider, qui ont œuvré sur le site des Menhirs de l’Europe, se sont directement inspirés de lui le considérant comme leur père spirituel. Artiste engagé, les nazis ont déclaré le travail de Otto Freundlich symbole de l’art dégénéré. Ils ont saccagé son atelier et détruit une partie de ses œuvres. Pacifiste,Freundlich avait imaginé une voie européenne de la paix, Strasse des Friedens, jalonnée de sculptures, reliant Moscou à la côte normande. Projet dont il avait déjà esquissé les plans mais qu’il n’a jamais pu réaliser et que les sculpteurs Léo Kornbrust et Paul Schneider ont partiellement repris.

En 1897, Otto Freundlich interrompt ses études pour suivre une formation commerciale à Hambourg avant de passer son baccalauréat à Bützow. Après l’obtention de celui-ci, il se consacre à des études d’histoire de l’art, de philosophie et de littérature à Berlin. Il avait d’abord commencé des études de dentiste en 1904 à Munich, mais au bout d’un an, il renonça à satisfaire les exigences familiales pour se tourner vers la littérature. Débute alors sa correspondance avec l’écrivain, éditeur et compositeur Herwarth Walden et avec le cercle de ce dernier, l’association Verein für Kunst. Il s’intéresse à la composition musicale et lit Théorie des sensations du son comme fondement physiologique pour la théorie de la musique (1863) d’Hermann von Helmholtz.

Entre juin et août 1905, il traverse les Alpes à pied pour se rendre à Florence où il demeure jusqu’en novembre. En janvier 1906, il revient à Munich et retourne à Florence en octobre où il séjourne jusqu’en janvier 1907. Là, il réalisera la sculpture Männliche Maske (Masque d’Homme) considérée comme le début de son travail de sculpture.

Il rentre étudier à Berlin dans des écoles d’art privées, avant d’aller faire un séjour à Paris en 1908, où il loue un atelier au Bateau-Lavoir. Pablo Picasso est son voisin d’atelier. Il se lie avec ce dernier ainsi qu’avec Georges Braque,Guillaume Apollinaire et les cercles de Montmartre. Puis, en juillet, il retourne à Munich avec l’idée de fonder une école d’art et il publie des articles. En 1909, il effectue son deuxième séjour à Paris à Montparnasse et à Montmartre, où la galerie de Clovis Sagot lui organise une exposition. Enfin, il séjourne pour la première fois chez Otto van Rees et Adya van Rees-Dutilh à Fleury-en-Bière, dans la forêt de Fontainebleau. En janvier 1910, Freundlich est à Berlin où il s’installe dans un atelier et devient membre de la Berliner Secession et de sa revue. À l’automne, il est de retour à Paris rue des Abbesses, où il demeure principalement jusqu’au printemps 1914. Il crée alors, en 1912, « La Grande Tête » une de ses sculptures les plus fameuses : une grosse tête stylisée rappelant un peu les tikis des Marquises. Il réalise à cette époque ses premières œuvres non figuratives, utilisant en peinture des surfaces de couleur nettes et purement constructives sans éléments naturalistes ou impressionnistes, système auquel l’artiste restera fidèle. Le peintre et écrivain Hans Richter écrit :« Il a été le tout premier peintre et sculpteur abstrait allemand qui réalisait, déjà avant 1912, année où je l’ai rencontré, ce qui n’était pas figuratif avec des proportions démesurées ou au contraire en feuillets minutieusement calligraphiés… ». Il passe la première guerre mondiale dans les services de santé. Les années suivantes il réside à Berlin, adhère au groupe d’artistes anarchistes Kommune mais effectue plusieurs séjours en France et publie en français une étude sur les peintres allemands modernes. En 1933 quand les nazis ferme le Bauhaus, Otto Freundlich rédige un texte ouvertement anti-nazi. Réfugié en France en 1939, il est arrêté en tant que sujet allemand, interné et transféré de camp en camp. Relâché, il rentre a Paris en 1940 et se réfugie finalement dans les Pyrénées. En 1942, il est caché par une famille de paysans à Saint-Martin-de-Fenouillet, et vit avec sa femme au-dessus de l’étable, où au début des années 1980, l’historienne de l’art Rita Wildegans retrouva son matériel et ses pinceaux. À la suite de l’attaque contre deux officiers allemands par la résistance, Freundlich est dénoncé par un habitant et est arrêté le 23 février 1943 par deux gendarmes français. Emmené au camp de Gurs dans les Pyrénées-Atlantiques, puis au camp de Drancy, il est ensuite déporté par le convoi no 50, en date du 4 mars 1943. Il est assassiné, à son arrivée le 9 mars en Pologne occupée, au camp d’extermination de Sobibor.

Léo Kornbrust 1929 – 2021 sculpteur allemand ( sculpture n°34 2007)

Après un apprentissage de menuisier et de sculpteur sur bois, il étudie de 1951 à 1957 à l’Académie des Beaux-Arts de Munich dans la classe de sculpture de Toni Stadler, considéré comme un représentant important de « l’archaïsme munichois ». En 1957, il s’installe dans un studio à Munich, et revient à St. Wendelen Sarre, son village natal, en 1960.En 1978, il est nommé professeur à la chaire de sculpture et d’architecture de l’Académie des Beaux-Arts de Munich, dont il est également pro-recteur de 1991 à 1993. Il a pris sa retraite à la fin des années 1990. Leo Kornbrust était membre de l’Association des artistes allemands.

Kornbrust était marié à l’écrivaine et poétesse sarroise Felicitas Frischmuth, décédée en 2009 à l’âge de 78 ans. Il a vécu et travaillé dans sa ville natale sur la Damra, un paysage naturel et culturel près de Saint-Wendel. Il y décède le 20 juillet 2021 à l’âge de 91 ans.

A ses débuts à Munich son thème de travail en sculpture était la figure humaine. Pendant ses années d’étudiant, il a modelé des nus féminins et des têtes humaines, qui ont subi l’influence artistique de son professeur. Après une phase de modelage exclusivement avec de l’argile et d’autres matériaux, Kornbrust se tourne vers le travail de la pierre au début des années 1960. Cela va de pair avec son passage de formes auparavant végétatives à un langage abstrait des formes, à des éléments concrets et constructifs qui sont devenus de plus en plus rigoureux dans ses phases de développement artistique. Ses matériaux de prédilection sont la lave basaltique et le granit foncé.

Dans les années 1967 à 1970, Kornbrust est invité à participer au symposium des sculpteurs européens (Symposium Europaischer Bildauer) à St. Margarethen dans le Burgenland en Autriche. Il y rencontre son collègue sculpteur Karl Prantl et son idée des routes de la sculpture. En 1971, Kornbrust lance le « Symposium international des sculpteurs sur pierre » à St. Wendel, connu dans toute l’Europe et au cours duquel de nombreuses sculptures monumentales d’artistes internationaux ont été créées.

En 1979, reprenant le projet d’avant guerre de Otto Frendlich, ces sculptures et d’autres nouvelles, sont érigées dans l’environnement naturel de la rivière « Damra » pour former une « Route des Sculptures – Strasse der Skulpturen ». Il reprend l’idée pacifiste de Freunlich d’une « Voie de la Paix », une route européenne de la sculpture de Moscou à Paris.En 2002, la Route des Sculptures (St. Wendel) est liée au projet sarrois similaire du sculpteur Paul Schneider,  »Steine an der Grenze – Les Menhirs de l’Europe. Entre les communes de Gehweiler (près de Wadern) et d’Oberlöstern, une sculpture des deux initiateurs Leo Kornbrust et Paul Schneider a été érigée comme signe visible de la connexion.

Au début des années 1970, l’artiste crée une série de « sculptures d’écriture » en collaboration avec sa femme. Il incorpore des textes de celle-ci dans des sculptures en forme d’obélisque et de cube. Érigée devant le bâtiment de la Modern Gallery à Sarrebruck, une colonne de granit poli d’environ six mètres de haut, est probablement l’exemple le plus important de cette phase de travail,.

En 1974, avec sa femme toujours, ils tournent un épisode d’une série documentaire télévisée « Topography » qui montre le développement de sa ville natale.

De nombreuses sculptures de Kornbrust sont installées dans l’espace public. Des entreprises commerciales bien connues ont chargé l’artiste de concevoir les abords de leurs bâtiments administratifs. Sa sculpture « Hohes Siebeneck » (le haut heptagone), achevée en 1995 devant le bâtiment de l’Union Krankenversicherung (assurances santé) à Sarrebruck, en est un exemple.

Karl Prantl 1923 – 2010 sculpteur autrichien (sculpture n° 19 1987)

Karl Prantl est né le 5 novembre 1923 à Pöttsching en Autriche dans une famille austro-hongroise de fonctionnaires. Son grand-père était boulanger et agriculteur. Il décède d’un accident vasculaire cérébral à son domicile le 8 octobre 2010, un mois avant son 87e anniversaire.

De 1946 à 1952 il étudie avec le peintre Albert Paris Gütersloh à l’Académie des Beaux-Arts de Vienne à Vienne et obtient un diplôme en peinture. À l’hiver 1950/51, Karl Prantl commence à travailler sur ses premières sculptures en étant autodidacte en la matière. Il crée des œuvres plus grandes que nature à partir de bois de tilleul. En 1953, il s’installe à Vienne, où il rejoint le groupe d’artistes Der Kreis et en 1956, il entame un séjour d’étude de six mois à Rome grâce à une bourse du ministère fédéral autrichien de l’Éducation et des Arts. Un an plus tard, il épouse l’artiste peintre Uta Peyrer, avec qui il a deux enfants : Katharina Prantl, peintre, et Sebastian Prantl, danseur et chorégraphe.

En 1958, Prantl emménage dans son premier studio à Vienne dans une voûte de la Wiener Stadtbahn sur le canal du Danube. Un an plus tard, il travaille pour la première fois sur une œuvre commandée dans une ancienne carrière de l’est de l’Autriche. La Römersteinbruch, à St. Margarethen dans le Burgenland, limitrophe de la Hongrie. Il y découvre l’autonomie et l’attrait esthétique du travail sculptural en pleine campagne, qui diffère sensiblement du travail en atelier. Cette forme de travail associée à l’ascèse sera d’une grande importance pour son travail ultérieur, la forme et l’expression de toute son œuvre en sont façonnées. Cette expérience lui donne l’idée d’organiser un symposium de sculpture avec d’autres artistes et organise le premier symposium de sculpteurs européens, Symposion Europaischer Bildhauer, à St. Margarethen, auquel des artistes des deux côtés du rideau de fer sont invités. Des sculptures de onze artistes de huit pays sont créées et mises en place pendant trois mois. Ce symposium est considéré comme le berceau de nombreux autres symposiums de sculpture sur pierre en Europe, en Amérique et en Asie dans les années qui ont suivi. Il représente une contribution essentielle à la renaissance de la sculpture sur pierre et Prantl y a acquis une reconnaissance mondiale loin de l’art. Il écrivait à ce sujet vers 1959 : « En pensant à nous-mêmes, sculpteurs, il se trouve qu’à travers les expériences de St. Margarethen, en sortant dans l’espace ouvert – dans la carrière, dans les prés – nous sommes redevenus libres. Il s’agissait de devenir libre ou de penser librement au sens très large. Pour nous sculpteurs, la pierre est le moyen d’atteindre cette liberté de penser, de nous libérer de nombreuses contraintes, restrictions et tabous. »

Prantl est considéré comme l’un des sculpteurs autrichiens les plus importants de la Seconde République. Il a été invité à exposer ses œuvres dans le pavillon autrichien de la Biennale de Venise en 1986.

Paul Schneider 1927 – 2021 sculpteur allemand (sculpture n°15 1987)

Concepteur du site Steine an der Grenze-Les Menhirs de l’Europe.

Paul Schneider est né le 5 mai 1927 à Saarbrüken et mort le 16 avril 2021. Il était domicilié et avait son atelier à Bietzen, petit village limitrophe et faisant partie de l’agglomération de Merzig Il a d’abord eu une formation de maçon avant de faire des études artistiques. De 1948 à 1951 à l’académie des beaux-arts de Kassel et de 1952 à 1953 à l’université de Frankfurt am Main avant de devenir artiste indépendant dès 1953. Sa réalisation sur le site des Menhirs de l’Europe figure sur le logo de l’association du même nom.

C’est après avoir participé à deux symposiums internationaux les années précédentes, Strasse der Skulpturen de Léo Kornbrust à Sankt Wendel en Sarre et le Symposion Europaischer Bildhauer de Karl Prantl à Sankt Margarethen en Autriche, que Paul Schneider imagine un symposium de sculpture sur les hauteurs de Merzig dans l’esprit du projet de Otto Freundlich. Étant né et ayant toujours vécu dans le Land frontalier de la Sarre, le thème de la frontière lui était évident. Des sculptures de chaque coté de la ligne frontière pour indiquer que l’art justement n’a pas de frontières. Le premier symposium a eu lieu en 1986 puis tous les ans jusqu’en 1992. Ensuite des réalisations hors symposium ont eu lieu jusqu’en 2014.

En 2002 les symposiums de Léo Kornbrust, Strasse der Skulpturen, à St Wendel et Steine an der Grenze de Paul Schneider à Merzig ont été fusionnés et en 2007 intégrés dans la voie de la paix, Strasse des Friedens, le projet non abouti à l’époque de Otto Freundlich.

«  Je comprend la frontière comme la frontière que nous avons en nous. Cela inclus les sculptures qui atteignent une limite, une frontière, en termes de conception. Je l’admets, et tout à coup quelque chose se développe au delà de cette limite et j’entre dans un nouvel espace. » Paul Schneider.

Toun 1954, artiste sculpteur de Waldwisse (sculpture n°3 de 1991)

Toun, de son vrai nom Antoine Dihé, est un sculpteur et artiste plasticien de renommée locale, né en 1954 à Waldwisse, au cœur de la région des Trois Frontières. Autodidacte et touche-à-tout, il a fait de la sculpture sa passion principale, bien qu’il explore également le dessin, la peinture, la photographie ou encore la création numérique.
Ce qui distingue Toun, c’est sa capacité à travailler une grande variété de matériaux — de la pierre (calcaire de Jaumont, grès, marbre) au bois (notamment issu de ses propres arbres fruitiers), jusqu’au métal, qu’il façonne pour donner vie à des œuvres riches en symboles et en émotions humaines.
Un artiste présent au-delà des frontières
Plusieurs de ses sculptures monumentales ornent l’espace public en France, en Allemagne et au Luxembourg. Parmi ses créations marquantes, une œuvre exposée près de l’entrée du Museum Karlstadt en Franconie attire le regard des visiteurs, symbolisant le dialogue et la rencontre des cultures.
Un savoir-faire au service de la communauté
Toun a également contribué au patrimoine local en réalisant des pièces uniques pour des lieux emblématiques comme l’église paroissiale de Waldwisse, où il a sculpté un nouvel autel, un ambon, une croix et des bougeoirs, œuvres révélant à la fois sa maîtrise technique et sa générosité.